Au travers de ces différents exemples, on peut donc voir que la consanguinité a été très présente dans le passé mais le reste encore aujourd’hui dans de nombreux pays.
Dans le passé, en Egypte Ancienne, chez les Habsbourg ou encore à Hawaï, comme dit précédemment, la consanguinité était considérée comme un privilège royal qui protégeait le patrimoine. Epouser des membres de sa propre famille garantit à un roi de ne jamais partager ses richesses, ses privilèges et son pouvoir avec d’autres personnes extérieures à la parentèle. Ainsi, ces derniers se concentraient au sein d’une même famille royales, celle-ci n’avait pas de compte à rendre à de tierces personnes sur l’utilité qu’elle en faisait. Ces unions permettaient aussi de limiter les guerres d’héritages et assuraient à la famille royale de conserver le pouvoir entre ses mains de génération en génération. La consanguinité n’était qu’une question de puissance.
La consanguinité a ensuite cessé d’être exclusivement légitimée par le seul privilège royal, sans toutefois changer forcement de nature. Si l’on excepte les facteurs d’isolement géographique, plus ou moins forts, qui ont longtemps fondé une acceptation « de fait » de la consanguinité ; les motivations économiques de transmission et conservation d’un patrimoine, évoquées pour les familles régnantes, apparaissent toujours, dans des périodes plus récentes, comme prédominantes, avec également celles liées à la transmission et à la préservation d’une culture, ainsi qu’à la protection contre l’autre qui est étranger, inconnu et donc facteur de risques. L’instruction et l’âge du premier mariage renforçant la soumission à l’obligation sociale d’endogamie, source possible de consanguinité.
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